Sainte Savine Basket

SF2 – BERLOT « Ce groupe peut écrire une nouvelle page du SSB »

Après sa victoire à Saint Brice, l’équipe de pré national confirme un peu plus sa seconde place sur le podium. Avant un dernier effort pour assurer mathématiquement sa place en play-offs, l’équipe de Florian BERLOT réalise une saison quasi parfaite.

Coach, un mot sur la victoire à Saint Brice ?

Heureux !!! Heureux car le groupe a vraiment réalisé une très belle rencontre. On a vu un vrai jeu d’équipe où chaque fille s’est sentie concernée par le match. J’avais insisté le vendredi sur nos capacités non exploitées. Nous avons étudié la vidéo et mon message est passé auprès des filles qui se sont vraiment libérées dans les drives, les tirs et le jeu libre. J’avoue que j’étais très fier d’elles à l’issue de la rencontre.

Quel jugement portes-tu sur ton groupe depuis la phase retour ?

Elles sont très courageuses et le groupe a mûri. Quand je regarde les matchs de Châlons et Vrigne, je peux vous affirmer qu’il fallait du mental pour aller chercher la victoire et elles l’ont fait. Il est vrai que le basket pratiqué n’a pas fait partie des plus beaux, mais au final on gagne. En règle générale, le basket est sans pardon : si tu joues mal tu perds mais cette année on gagne ce type de rencontre, la preuve que nous avons une grande force mentale.

Mais attention ! Cette force mentale peut très vite nous jouer un mauvais tour en cas de suffisance. Maintenant nous devons apprendre à imposer notre jeu et faire en sorte de nous rendre les rencontres les plus simples possible. Pour cela il me reste, avec le staff, 3 mois pour encore progresser.

« Le groupe a mûri et a une vrai force mentale »

La saison se déroule bien, est-ce une surprise pour toi ?

Une surprise ?? Oui et non ! Nos résultats sont le fruit de 2 ans de travail. Et il y a deux ans je n’étais pas là. A mon sens tout le travail réalisé par Maxime PAPA la saison dernière paie cette année. Quand j’ai repris le groupe, les filles se connaissaient depuis 1 an et avaient déjà des bases. J’ai continué le travail réalisé en amont tout en y apportant mes connaissances et en essayant surtout de créer un vrai esprit de groupe. Que chacune se batte pour l’autre. Je pense avoir gagné mon pari même si quelques fois il y a des accrochages. Mais cela fait partie de la vie d’un groupe et c’est la preuve que les filles sont motivées pour réussir.

Maintenant si l’on m’avait dit en septembre « Aux trois quarts du championnat tu seras 2ème avec deux défaites », j’aurais signé de suite. Mais une saison se joue parfois à pas grand-chose. Imaginons : Si nous avions perdu contre le RBF, Châlons et Vrigne en première phase et commencé notre championnat à 1-4 au lieu de 4-1 où en serions nous ? Mon staff a toujours tenté de me convaincre que cette année était la nôtre… mais étant de nature prudente je suis resté sur la retenue. Aujourd’hui, à la sortie de l’hiver, j’en suis beaucoup plus convaincu mais c’est surtout grâce aux progrès et au jeu proposé par les filles.

L’équipe est toujours invaincue à domicile, Volbart est-elle une citadelle imprenable ?

Il va falloir être très costaud pour venir nous faire chuter à domicile. J’insiste toujours au moment du briefing sur le fait de jouer à la maison : « Volbart c’est chez nous ! » et il est hors de question de se faire marcher dessus à la maison. Nous devons nous battre pour notre club et pour notre public qui commence à se fidéliser et à venir de plus en plus nombreux le dimanche.

Il manque peut être ce petit brin de folie de la part de notre 6ème homme pour nous aider à nous transcender mais cela va venir. A nous de convaincre le public de nous soutenir à chaque match et pour cela nous devons avoir une mentalité de « guerrière » sur le terrain et faire de notre salle une citadelle imprenable. Si le groupe parvient à fidéliser ses supporters, je suis alors certain qu’ils nous suivront pendant les play-offs et nous aideront à nous surpasser.

Comment gérer cette trêve alors que l’équipe est sur une bonne dynamique ?

Déjà du repos, le groupe sort d’une période difficile aussi bien sur le plan mental que physique. Une petite coupure avec le ballon va faire du bien. En revanche le danger des coupures est de ne pas pouvoir enchaîner immédiatement, c’est-à-dire d’avoir les jambes lourdes et l’organisme à la peine !

Pour éviter cela, les filles ont un programme physique à suivre. Les filles retrouveront le terrain d’ici une semaine avec un entraînement quotidien. Par ailleurs j’essaye de mettre en place un match amical afin de pouvoir retrouver au plus vite le rythme de la compétition.

« Nous entrainer avec le groupe de Ludovic nous apportes une vrai plus-value »

Les play-offs se profilent pour toi et ton groupe, comment les préparer ?

En travaillant toujours et encore. En plus des entraînements du mercredi et du vendredi, le groupe réalise un entraînement commun avec l’équipe 1. Cet entraînement va nous faire du bien car se « frotter » à des RUIZ, CHALUMEAU ou encore CHABADOVA ne peut que nous faire progresser. Le rythme est plus rapide, plus physique, plus technique, en fait tout ce qui nous manque encore à l’heure actuelle et cela permet aux filles de se donner au maximum, de ne pas tomber dans une certaine lassitude et surtout de mesurer le chemin à parcourir.

Dès les mois de mars et avril nous allons devoir travailler très dur sur le plan physique. Lors des réceptions de Cormontreuil, Châlons et Vrigne nous avons pu voir que nos adversaires montaient aussi en puissance. Grégory HALIN (assistant coach de l’équipe de France A fille) a toujours dit « Le physique et la technique ne vont pas l’un sans l’autre ». Il a raison car sans le physique chacun perd une part de sa lucidité. Nous allons donc travailler dur sur le physique pour être à 100% au mois de mai.

Concernant le coté purement basket, je ne vais rien dire car je sais que notre site est très souvent visité ! Je préfère donc garder le silence (rires).

Personnellement, pensais-tu réaliser une première saison quasi parfaite ?

Je ne vais pas pratiquer la langue de bois et je dois avouer qu’avec un groupe tel que celui-ci le risque était minime. Ce qui m’obligeait par ailleurs à obtenir rapidement des résultats. Comme je l’ai expliqué précédemment, que se serait-il passé en cas de mauvais départ ? Dans tous les cas, l’important est le fait de sentir la confiance de son groupe, tout comme celle de son Président qui nous soutient à deux cents pour cent.

Il est vrai que je suis quelqu’un de très perfectionniste et j’aime aller chercher au plus profond de mon groupe, le pousser au maximum car je sais ce qu’il est capable de réaliser. C’est pourquoi je peux m’emporter sur le banc de touche mais  j’y travaille et cela s’appelle l’expérience. Maintenant que j’ai mon assistant avec moi sur le banc, c’est lui qui « prend » à la place du groupe (rires) mais c’est vrai que mon défaut est de vouloir obtenir le meilleur de chacune des filles, je suis donc souvent sur leur dos et relativement exigeant. Mais n’est ce pas un bon défaut ? Car ce que j’espère au plus profond de moi… c’est que ce groupe écrive une nouvelle page du Sainte Savine Basket à l’instar de celui de Ludovic LETHENET qui commença la sienne de la même façon il y a maintenant 7 saison.

Merci coach.

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