Sainte Savine Basket

SF 2 : Entretien avec Florian Berlot

1/ Coach, la coupe de France impose une trêve peu de temps après celle de Noël, comment gérer ces deux semaines ? 

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Crédit photo : P. Seher

Cette coupure arrive très tôt après les vacances. Le staff avait décidé de très peu couper pendant les vacances de Noël pour garder le rythme. Avec du recul, j’ai peut-être tiré un peu de trop sur les filles, c’est pourquoi nous offrons quatre jours de repos total aux filles avec aucune contrainte pendant la coupure liée à la Coupe de France. Il faut évacuer le basket et faire le vide aussi bien physiquement que psychologiquement car ensuite nous allons demander beaucoup aux filles. Le planning est vraiment serré jusqu’aux play-offs et nous ne pouvons plus nous permettre de perdre de temps.

 

2/ A la mi-saison, l’équipe est en position favorable pour les play-offs, quels sont vraiment les objectifs de la Pré Nationale ? 

Ceux qui me connaissent savent que j’ai toujours eu beaucoup d’admiration pour Monsieur Guy ROUX donc je vais vous répondre que la bonne nouvelle est le maintien que l’on vient d’acquérir mathématiquement ce week-end. C’est déjà un soulagement…. (rires). Avec la forme de travail que je voulais mettre en place cette saison, des entraîneurs m’avaient dit que nous allions gagner peu de matchs. Après 12 journées, nous sommes 2ème avec deux défaites dont une que nous aurions pu éviter. Si on regarde le classement de plus près, nous avons presque validé notre billet pour les play-offs. Si nous y sommes pas encore au niveau comptable, le jeu des confrontations peut nous y envoyer à l’issue du match contre le RBF d’où l’importance de prendre tous les matchs au sérieux. Ensuite je le répète : nous n’avons pour seul objectif la progression de chacune des filles. Les résultats viendront d’eux-mêmes. Si vous regardez le championnat, la CTC de REIMS est clairement un ton au-dessus de tout le monde. Ensuite le championnat est ouvert entre Vrigne, Châlons, Haraucourt voire même Cormontreuil. Toutes les équipes vont vouloir éviter la 4ème place qualificative pour le final four afin d’éviter l’ogre rémois et nous avons les mêmes objectifs.

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Crédit photo : Manu Manu

 

3/ Donc les mois à venir seront importants ?

 

Comme tous les précédents. Il va falloir juste monter en puissance avant le mois de mars. La concentration, le sérieux et le travail seront de mise.

 

 

 

4/ Jusqu’ici ton plus gros regret reste la défaite à Haraucourt ? 

Sur le plan comptable, cela ne fait aucun doute. Nous passons complètement à côté et Haraucourt mérite sa victoire. Nous étions invaincus et peut être trop sûrs de nous. Le groupe a bien réagi derrière avec pour seule défaite le match de la CTC. Comme je le répète sans cesse, il faut se servir d’un échec pour avancer dans la vie. Si ce n’est pas le cas alors on peut parler de défaite. Ensuite au niveau des regrets sportifs, je pense plus au match de Châlons ou à la deuxième mi-temps de Taissy ce week-end car nous n’avons pas joué à notre juste valeur malgré la victoire. J’attends toujours plus du groupe pour continuer à franchir des paliers. Je suis un éternel insatisfait mais surtout un perfectionniste qui aime entendre dire que son équipe joue bien.

 

5/ A contrario, la défaite de justesse contre la CTC prouve la qualité de ce groupe ? 

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Crédit Photo : P. Seher

Défaite de justesse, on en prend quand même 16. Mais il est vrai que nous étions juste derrière à l’entame du dernier quart temps et que tous les connaisseurs du basket ont reconnu la qualité des deux équipes. Ce match a montré que nous manquions d’expérience et cela s’apprend sur ce type de match. Le groupe a montré qu’il pouvait lutter contre une équipe qui a déjà le niveau Nationale 3, ce qui doit encore plus nous motiver pour la fin du championnat. Je pense que beaucoup d’entraîneurs m’envient de posséder un groupe aussi complet et aussi motivé. Le groupe est composé de 13 joueuses qui peuvent toutes apporter un plus au groupe.

 

6/ Un an et demi après la prise en main de l’équipe, penses-tu avoir évolué dans ta façon de coacher ? 

En tous cas, je l’espère. Je pense avoir progressé dans mon relationnel, sur l’approche des matchs. Le groupe ayant franchi une étape aussi bien en terme de technicité qu’en maturité, je peux vraiment plus me focaliser sur le jeu et tenter d’apporter des solutions qu’elles soient bonnes ou pas. Ma proximité avec la capitaine (Morgane SEHER) m’aide à prendre conscience du ressenti des joueuses. Nous communiquons sur les difficultés ou les incompréhensions qu’elles peuvent rencontrer et nous essayons d’y remédier en équipe. Je pense aussi m’être calmé pendant les matchs vis-à-vis des arbitres. Je suis plus dans le dialogue et concentré sur notre jeu car cela ne sert à rien de s’en prendre aux hommes au sifflet. Chacun son job, eux ils sifflent, moi je me focalise sur le match et c’est le jeu qui en sortira gagnant. Je sais que je dois progresser sur le côté émotionnel car je reste toujours nerveux et sanguin. Ma plaquette, mon stylo ou mon staff en font souvent les frais mais ils me connaissent et j’essaie de me canaliser…. un petit peu (rires).

 

7/ Enfin, on sent vraiment que tu as confiance en ton groupe, qu’il vit bien. Alors, est-ce la saison ou jamais ? 

Il vit bien et surtout il a mûri. Est-ce la bonne année ? Je n’ai pas envie de répondre à cette question car je ne veux pas m’écarter de notre projet qui est d’atteindre la Nationale 3 Féminine sous deux ans.  Il ne faut surtout pas brûler les étapes mais comme je le répète souvent aux joueuses « je ne suis pas sur le terrain, heureusement, il n’y a que vous qui pouvaient déterminer si c’est la saison ou jamais » La seule réponse que je peux vous apporter est de vous donner rendez-vous à l’issue du final four.

 

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